L’attente et le débat sur la fin des temps dans les débats politiques, sociaux et historiques contemporains

Certains, en s’appuyant sur le fait qu’une fois empli d’injustice et d’iniquité, ce monde se trouvera empli de justice et d’équité, s’opposent à toute forme d’amendement. Ils disent que ce monde doit se remplir d’injustice et d’iniquité, afin qu’il soit révolutionné d’un seul coup, et soit rempli de justice et d’équité. Même s’ils ne le disent pas, au fond de leur cœur, ils s’opposent à la réforme. S’ils voient quelqu’un faire un pas vers l’amélioration, ils sont mécontents. Lorsqu’ils voient dans une société un signe d’attention portée par les gens en direction de la religion, ils sont réellement insatisfaits. Ils disent que cela ne doit pas se passer ainsi, il faut que cela aille de mal en pis, afin que son Excellence (as) fasse son apparition. S’il est question de faire quoi que ce soit pour que les gens se tournent vers la religion, nous aurons trahi l’apparition de l’Imâm al-Mahdî (as), et nous l’aurons retardée. En est-il vraiment ainsi ?

Son Excellence Hâjar (as)

Son Excellence Hâjar (as) est l’épouse de son Excellence Ibrâhîm al-Khalîl (as) et la mère d’Ismâ?îl (as). Elle est Egyptienne, d’origine copte et de la famille du gouverneur de la région frontalière de l’Egypte.

La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (10) La Présence du cœur (2e partie)

Il est rapporté du Messager de Dieu, le sceau des Prophètes(s) : « Adore Dieu comme si tu le Le vois car si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » On peut tirer de ce hadith deux niveaux de la présence du cœur : Le premier : le pèlerin voit (contemple) la Beauté du Beau, se noyant dans la Manifestation de la Présence de l’Aimé dans le sens que l’ensemble des ouïes de son cœur sont fermées à l’ensemble des autres existences. Sa vue clairvoyante est ouverte tout entière à la Beauté détenant la Majesté et la Pureté, et il ne voit rien d’autre que Lui. En gros, il est occupé par le Présent (le Hâdir-Dieu) et néglige celui qui est présent (le mahdar-lui) et le fait d’être présent (le hudûr). Le second niveau qui est un niveau inférieur, le pèlerin se voit présent (hâdir) en Sa Présence (de Dieu) et il observe les règles de conduite du fait d’être présent (du hudûr) et de Celui qui est Présent (le Mahdar-ici Dieu).

La philosophie de l’Imâmat chez Mollâ Sadrâ (5)

La science des Imâms est une science ininterrompue, constante, qui s’enrichit et se renouvelle à chaque instant à la source infinie de l’inspiration divine. L’Imâm Musâ Ibn Jaafar (as) a dit : « La science de l’Imâm possède trois directions : le passé, le futur et le présent. » Il a ajouté que la troisième sorte de science, celle du présent, était la résultante de l’inspiration projetée sur le cœur de l’Imâm, la transmission au moyen de l’audition. Cette troisième sorte de science est la plus élevée qui soit. Mais il rappelle qu’aucun prophète, après le Noble Prophète de l’islam (s), ne viendra plus et qu’il ne faut pas considérer l’Imâm comme un prophète.

La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (5) L’humilité révérencielle (al-khushû‘‘) (2e partie)

Dieu Très-Elevé dit dans son noble Livre : {Bienheureux sont les croyants qui sont humbles révérenciellement dans leurs prières} (1-2/XXIII), faisant de l’humilité révérencielle dans la prière une limite et une marque de la foi. Aussi ceux qui ne sont pas humbles durant leur prière ne font-ils pas partie du groupe des croyants, selon ce que dit Dieu Très-Elevé. Malheureusement pour nous, nos prières ne sont pas accompagnées de l’humilité révérencielle, résultat de notre foi défaillante ou même de son absence. C’est que les dogmes et le savoir sont autres choses que la foi. La connaissance de Dieu, de Ses Noms, de Ses Attributs et de l’ensemble des connaissances divines apparentes (théologiques) est autre que la foi. On peut savoir et ne pas croire.

La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (9) La présence du cœur (1ère partie)

Cette règle de conduite – la présence du cœur - est parmi celles des plus importantes et peut-être y a-t-il beaucoup de règles de conduite qui sont introductives à celle-là. La présence du cœur implique de prendre en compte deux ordres : libérer du temps et le cœur pour les actes d’adoration d’une part et de l’autre, faire comprendre au cœur l’importance de l’adoration.

Les deux paradis et leurs grâces dans la sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux)

La description du paradis et de ses grâces apparaît plus qu’ailleurs dans deux sourates. L’une est la sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux), qui est la seule sourate, après « Grâce au nom de Dieu, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux », à débuter par un des attributs de Dieu, Honoré et Glorieux. Dieu le Très-Haut décrit ainsi la récompense du degré de la crainte du Seigneur : « Il y aura deux Jardins destinés à celui qui redoutait le lieu où se dressera son Seigneur. » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 46). Ce qu’incarne la crainte du Seuil divin est l’adoration offerte à Dieu même, elle n’a pas pour dessein l’obtention du paradis et ne se nourrit pas de la peur de l’enfer. Par conséquent, ce verset se rapporte aux proches et aux purs dont l’adoration n’est destinée qu’à l’essence de Dieu, à laquelle rien ne se trouve associé.

Examen de la notion d’exigences de l’époque

Dieu a marqué la différence entre la création d’un animal et la création de l’homme, en ce sens qu’Il a créé l’homme en tant qu’un être libre, inventif et capable de créativité. Du fait de leur statut de lieutenants de Dieu sur terre, les hommes ont la charge de créer leur propre civilisation, avec leur propre conception, leur propre réalisation et avec les moyens qu’eux-mêmes auront mis au point. Non seulement ils organisent leur vie, mais ils la conçoivent dans leur esprit avant de la mettre en application. De la même façon que l’humanité peut aller de l’avant, c'est-à-dire utiliser sa volonté et son libre arbitre à cet effet, elle peut aussi reculer, car la voie arrière non plus n’est pas fermée.

L’annonce de la venue du Prophète Mohammad (s) par Jésus (as) (3)

Dans les discussions savantes de l’Imâm 'Alî ibn Mûsâ al-Rezâ (as) avec les représentants qualifiés des autres religions, la question de la mention du nom du Prophète et de l’annonce de sa venue prochaine dans l’Evangile et dans la Torah, est également évoquée. Le grand traditionniste, Shaykh al-Sadûq, a rapporté dans un ouvrage ces joutes savantes échangées par l’Imâm Rezâ (as) avec le Ra’s al-Jâlût, le leader de la communauté israélite, en présence de Ma’moun, le calife abbasside.

Le sacrifice d’Ismâ‛îl (as) dans l’histoire d’Ibrâhîm (as) (2)

Penchons-nous à présent sur l’origine de cette grandeur : tient-elle au dévouement du fils d’Ibrâhîm (as) ? Ou au fait qu’Ibrâhîm (as) s’offre à Dieu, à la voie de Dieu ? Ou est-ce parce que ce sacrifice lui a été commandé par Dieu ? Les exégètes discutent beaucoup cette question, cependant, rien ne s’oppose à ce que tous ces aspects, ensemble comme pris un par un, concourent à la gloire de cette immolation.