Pourquoi les miracles des prophètes (as) sont-ils différents ?

Les miracles des prophètes de Dieu (as) sont très variés. Ce fait est-il accidentel ? Ou y a-t-il là un point spécifique à observer ? Il est particulièrement improbable que nous puissions considérer ce sujet comme un fait accidentel. Au contraire, il est évident que Dieu a établi les miracles des prophètes (as) de telle manière que chacun, en fonction des conditions de l’époque et du lieu concerné, produise l’effet le plus puissant dont le prophète en question puisse bénéficier. Par exemple, lorsque nous voyons le Coran figurer le plus grand miracle du Prophète (s), cela est dû à ceci que :

Premièrement, le Prophète de l’islam (s) est envoyé au monde entier, et ce jusqu’à la fin du monde, il doit disposer d’un miracle éternel qui ne doit pas se trouver obsolète avec le temps. Deuxièmement, il est illettré, et le fait qu’il rapporte un tel Livre situe son action au plus haut niveau des miracles. Troisièmement, le faible niveau intellectuel de la majorité des gens de cette région adjoint à celui, élevé, du contenu du Coran constitue un autre signe manifeste. Au-delà de cela, la littérature des Arabes, se trouvant à l’inverse de leurs conceptions et connaissances, se trouve alors à l’apogée de son épanouissement. Ils ont de grands poètes et d’illustres maîtres du langage dont les vers sont impressionnants, bien qu’ils datent de l’époque de l’ignorance. Lorsque de tels individus s’agenouillent devant la pureté, l’élégance de langage et la maturité du Coran, cela souligne plus clairement encore l’immensité de ce miracle.

 

Il en va de même pour le miracle de son Excellence Solaymân (as), qui consiste à tenir captifs les vents, les démons et autres, et à connaître le langage des oiseaux. Cela s’accorde à l’étendue du monde comme à celle de son pouvoir, car le domaine de son pouvoir outrepasse le monde des êtres humains. L’ampleur prise par la magie à l’époque de Mûsâ ibn ‘Imrân (as), le progrès médical opéré à l’époque de son Excellence le Masîh (as), chaque situation fait que le miracle de chaque prophète prend place au sein des sciences les plus avancées de son époque, de sorte que ces savoirs se révèlent incapables de le reproduire. Un autre argument manifeste nous est donné par le discours que fait l’Imâm al-Ridhâ (as) à propos du mystère relevant du caractère varié des miracles des prophètes (as). Il s’y demande pourquoi chaque prophète dispose d’un miracle qui lui est propre. Ibn Sekkît dit : « J’ai dit à l’Imâm al-Ridhâ (as) : ‘Pourquoi Dieu le Très-Haut a-t-il donné à Mûsâ ibn ‘Imrân (as) la main blanche et la canne pouvant se changer en dragon qui anéantit les attributs magiques des magiciens ? Et pourquoi a-t-il offert à son Excellence ‘Isâ (as) le savoir médical et le traitement des vieilles maladies ? Et pourquoi a-t-il donné à son Excellence Mohammad (s) le Coran miraculeux, le verbe, les discours éloquents ?’ »

 

Si l’on résume ce que l’Imâm al-Ridhâ (as) répond, cela donne ceci : « A l’époque de son Excellence Mûsâ (as), la magie et les magiciens dominent la société. Pour cette raison, Dieu donne à son Excellence Mûsâ (as) une chose que les gens (les praticiens de la magie) se trouvent incapables de reproduire. Bien sûr, concernant l’instrument utilisé, il peut s’agir d’une chose que certains pensent relever de la magie alors qu’en réalité, cette chose est faite pour annuler la magie ; c'est-à-dire que le procédé permettant de détruire la magie n’est pas un procédé qui a recours à la magie. A l’époque de son Excellence ‘Isâ (as), des maladies chroniques et incurables ont fait leur apparition. C’est pourquoi Dieu offre à son Excellence ‘Isâ (as) le savoir médical et la guérison des maladies correspondant au besoin des gens. De la même façon, il ressuscite le mort, rend la vue à l’aveugle, guérit celui qui était atteint de vitiligo, afin qu’au moyen de ces miracles, la preuve ultime à propos de Dieu soit établie pour les gens. A l’époque de son Excellence Mohammad (s), les discours et les poèmes éloquents ont envahi l’espace public. C’est pourquoi Dieu donne à son Excellence Mohammad (s) le Coran inimitable. (Là, les maîtres du langage et les poètes arabes célèbres se rendent de nuit dans la Ka‛ba afin de décrocher de ses murs les fragments de leurs œuvres, qu’ils ont pour habitude de suspendre là, car face aux versets du Coran, ils avaient perdu la face…).

 

Après avoir entendu le discours de l’Imâm al-Ridhâ (as), Ibn Sekkît s’écrie : « J’en jure par Dieu ! Je n’ai jamais vu quelqu’un comme toi. Aussi, aujourd’hui, qu’avons-nous comme preuve de la création ? » L’Imâm (as) répond : « La raison est l’argument permettant de distinguer la prétention véridique de la prétention mensongère. » Là, Ibn Sekkît s’écrie : « J’en jure par Dieu ! Ceci est la seule réponse valide. »

On appelle ainsi la période préislamique dans la péninsule arabique. Il est regrettable de constater que beaucoup d’auteurs perpétuent ce mythe du degré zéro de la pensée arabe avant la mission prophétique. Il y a bien là pourtant une imposture intellectuelle, dès lors que l’on parle de Bédouins incultes dont seraient issus, miraculeusement, des poètes géniaux ! On peut obtenir le même résultat en parlant de la France du troisième millénaire : il suffit de brosser un portrait des Français à partir des discussions de comptoir captées dans des « déserts culturels », pour y apporter ensuite l’étonnant contraste apporté par les œuvres écrites des meilleurs philosophes parisiens… Il semble plus qu’urgent d’enrichir les sciences islamiques d’autres sciences telles que l’histoire critique, la sociologie, l’ethnographie, etc.

Salomon (as).

Moïse (as).

Jésus, le Messie (as). Le terme Masîh, Christos en grec, désigne l’initié. En arabe, il se rapporte à l’onction et peut désigner celui qui l’a reçue comme celui qui la donne.

Jésus (as).

Il est en effet délicat de prendre le risque de voir son Excellence Mûsâ (as) taxé d’user de magie alors même qu’il est censé la combattre !

 

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