Supériorité des compagnons et des proches de l’Imâm al-Hosayn (as) sur les autres

Avant l’Imâm al-Hosayn (as), le titre de Prince des martyrs revient à Hamza, l’oncle du Prophète (s). Il est ensuite réservé à Abâ ‘Abdillâh (as). Cependant, le martyr d’Abâ ‘Abdillâh (as) fait oublier ce fait. Il en va de même pour les compagnons d’Abâ ‘Abdillâh (as), qui prennent l’avantage sur tous les autres martyrs, Abâ ‘Abdillâh (as) dit d’ailleurs d’eux : « Je ne connais pas de compagnons plus dévoués et meilleurs que mes compagnons, ni de proches plus attachés aux relations familiales et plus vertueux que les miens. »

 

Les compagnons d’Abâ ‘Abdillâh (l'Imâm Hosayn) (as) sont libres, tant envers l’ami que l’ennemi. Abâ ‘Abdillâh dit qu’ils ne s’occupent de rien d’autre que de lui, alors qu’il leur donne lui-même la permission de partir et de profiter de l’obscurité de la nuit pour le faire. Lui-même baisse la tête afin d’éviter de croiser leur regard, ce qui pourrait les intimider. Par conséquent, ils ne sont pas pris au piège de l’ennemi comme les compagnons de Târiq ibn Zyâd, Târiq ayant brûlé les cultures et n’ayant laissé qu’un jour de nourriture. Face à cela, l’ami ne les supplie pas ni ne les place dans une quelconque obligation, car il évite même de les regarder afin de ne pas avoir d’influence sur eux. En résumé, la phrase qui les caractérise le mieux est celle apparemment prononcée par Ibn Abî al-Hadîd : « Ils préfèrent la mort. ».

 

Dans un hadith célèbre, l’Imâm ‘Alî (as) déclare : « Ici se trouve le débarcadère des cavaliers, l’abattoir des amoureux, des martyrs que ne surpassent par leurs devanciers, et dont ceux qui viendront n’atteindront pas le degré. »

 

Les compagnons de Hosayn (as), les combattants de Badr et ceux de Siffîn

 

Ainsi, les compagnons de Hosayn (as) ont la préférence sur ceux qui sont à Badr aux côtés du Prophète (s) et sur ceux qui sont à Siffîn aux côtés de ‘Alî (as), de la même manière que ceux de ‘Omar ibn Sa‛d sont supérieurs en cruauté sur ceux qui sont aux côtés d’Abû Sofyân à Badr et sur ceux qui sont aux côtés de Mo‛âwiya à Siffîn, car les assassins de l’Imâm Hosayn (as) n’ont ni les croyances ni l’habitude de guerroyer qu’ont les compagnons d’Abû Sofyân, ni la problématique du meurtre de ‘Othmân pour les induire en erreur, comme c’est le cas pour les compagnons de Mo‛âwiya. Ceux-là commettent leurs crimes à l’encontre de l’appel de leur cœur et du cri de leur âme. (« Nos cœurs sont avec toi mais nos épées sont contre toi »). Ceux-là pleurent et obéissent à l’ordre d’assassiner, ils versent des larmes en arrachant les boucles aux oreilles des enfants de Hosayn (as), ils tremblent et ont pourtant pour projet de couper la tête de Hosayn (as).

 

Durant les jours de Karbalâ, plusieurs choses se trouvent à l’origine de l’accroissement des malheurs qui frappent Abâ ‘Abdillâh (as). Par-dessus tout, il s’agit de certaines abjections, de certaines paroles inconvenantes, de bassesses et de sauvageries dont les habitants de Kûfa l’accablent. Cependant, il est deux choses qui réjouissent la vue d’Abâ ‘Abdillâh (as) et lui rendent le cœur plus léger. Et ces deux choses sont ses compagnons et ses proches. Le dévouement, le don de soi, les services jamais refusés, l’abnégation dont ses compagnons font preuve, et autrement dit, leurs démonstrations de pureté, de loyauté, de compagnie et d’harmonie réjouissent la vue et le cœur de son Excellence (as). (Pour l’homme, la croyance, la foi et la doctrine réjouissent davantage le cœur que le fait de voir que la compagnie et l’harmonie ne peuvent être trouvées). A maintes reprises, dans les moments où le cœur est soumis à rude épreuve, il les invoque, et ces invocations de son Excellence (as) témoignent de la parfaite confiance qu’il a en eux et du contentement qu’ils lui suscitent. Assurément, si Hosayn (as) fait une invocation pour Abû Thumâma Sâ’idî, c’est que son rappel destiné à partager la dernière prière avec son Excellence (as) réjouit le cœur de Hosayn (as). Plus éminent encore, nous avons l’étonnant dévouement de Sa‛îd ibn ‘Abdallâh Hanafî, qui après avoir reçu une flèche, dit à son Excellence (as) : « Ai-je été dévoué ? » Abâ ‘Abdillâh (as) fait une invocation au sujet de plusieurs d’entre eux. L’invocation la plus émouvante de toutes est celle qu’il fait à propos de son jeune fils, auquel il dit : « J’espère que tu vas boire rapidement de l’eau des mains de ton grand-père. » Les réponses que lui fait Qâsem la nuit de ‘Âshûrâ réjouissent le cœur de Hosayn (as). Il lui dit à propos de la mort : « Elle est pour moi plus douce que le miel. »

 

Les invocations de Hosayn (as) durant les jours de Karbalâ, au sujet d’individus particuliers

 

Abâ ‘Abdillâh fait des invocations à propos de certains durant le jour de ‘Âshûrâ :

 

1- Abû Thumâma Sâ’idî

2- Son Excellence ‘Alî Akbar (as)

3- Au sujet de l’ensemble des compagnons présents la nuit de ‘Âshûrâ, après qu’ils aient dit : « Nous ne nous séparerons pas de toi. » Il dit : « Puisse Dieu vous récompenser. ».

 

L’un des points de vigueur du soulèvement husaynide

 

L’un des appuis de la vigueur et de la formation du mouvement husaynide provient du fait qu’aucun des révoltés ne rejoint l’ennemi, malgré toute cette violence et malgré la difficulté. Ils réussissent cependant à ébranler la plupart des combattants de l’armée adverse, comme on peut le voir avec Horr ibn Yazîd al-Riyâhî et trente autres individus dont les cœurs sont ravis. Il se peut que le motif qui fait déclarer à Abâ ‘Abdillâh que ceux qui veulent partir peuvent le faire réside dans sa volonté d’une représentation parfaite, pour qu’aucune faiblesse n’apparaisse parmi eux et qu’en particulier, ils ne montrent pas d’hésitation lorsque les choses viendraient à se corser. Que de telles manifestations se produisent à Badr et à Siffîn ne pose pas vraiment de problème, mais à Karbalâ c’est différent, parce que Karbalâ est fondé sur la magnanimité et le dévouement. Habituellement, c’est le vainqueur qui attire, et non le vaincu, or, ici, le contraire provient de ce qu’ils sont spirituellement les vainqueurs, tandis que le camp d’en face se voit vaincu et dominé.

Le père de ‘Abdillâh, soit l’Imâm al-Hosayn (as).

 

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