De l’espoir et du désespoir chez l’être humain selon les versets du Coran et les hadiths

Prenons un arbre sain du point de vue des racines et du tronc. Du fait de certains événements et de certaines causes extérieures, il voit ses fruits disparaître, et/ou ses feuilles tomber, et/ou ses branches être coupées, le froid frapper ses boutons de fleur et/ou les oiseaux becqueter ses fruits, les gâter ou autre. Si cela est source de chagrin, il n’y a là pas de quoi s’inquiéter. Pourquoi ? Parce que si l’arbre est lui-même sain, il fera de nouveau des boutons de fleur, des feuilles et redonnera des fruits, il bourgeonnera et produira de l’ombre. C’est dans ce genre de circonstances qu’un être humain se donne le droit de se consoler lui-même en se disant : « Que la tête de l’arbre soit saine. »

 

L’existence d’un être humain est comme celle de l’arbre volontaire et fructifiant. S’il est sain et sans problème, de bonne humeur, joyeux, il donnera des fruits et des boutons de fleur, il étendra son ombre sur les têtes, il donnera au passant du bien-être contre les morsures du soleil. Il est possible qu’il ait à subir différents types d’événements et d’accidents, tout comme cet arbre. Il est possible que les enfants lui jettent des pierres. Un être humain se donne de la peine des années durant, il souffre, il récolte le produit de son travail, puis, du fait d’événements particuliers, il perd le fruit de son travail. Le froid de la pauvreté le laisse à nu, privé du chant des oiseaux. La privation des biens de ce monde, l’incendie, le naufrage et mille autres infortunes l’atteignent. Bien que ces événements causent le chagrin, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour qui a un état d’esprit sain, pour qui est joyeux et plein d’espoir. De la même manière, si un corps est jeune et sain, quelques blessures ne sont pas inquiétantes, car les tissus se refont. Cependant, un corps qui n’est pas sain et qui se trouve par exemple atteint de diabète, demande pas mal de temps avant de pouvoir compenser une petite plaie. Un état d’esprit sain, joyeux et plein d’espoir est ainsi, il prend le pas sur tout déficit. Le malheur vient lorsque l’infortune atteint les racines de l’arbre. Si c’est le cas, cela affectera l’intégrité des branches, des fruits, des feuilles et des boutons de fleur. Si un être humain – que Dieu nous en préserve – dispose d’un esprit, d’un cœur et d’émotions flétris et mornes, s’il est insatisfait, voit le monde d’un mauvais œil, s’il se sent seul et isolé, sans personne pour l’aider et compatir avec lui, eh bien un tel individu ne sera utile ni à lui-même, ni aux autres. Une telle vie ne diffère en rien de la mort, et mille fleurs, mille mélodies n’y feront rien.

 

Dans le noble Coran, il est maintes fois répété que le préjudice et le malheur arrivent à l’être humain qui a perdu le sens et l’esprit, car le fait de perdre ce que la vie nous a donné n’a pas tant d’importance. S’il y a de la vie, il y aura toujours des fruits, il y aura toujours une récolte. Et si par exemple – que Dieu nous en préserve –l’être humain perd espoir, cela revêt une très grande importance. Mais il y a pire que cela : il peut perdre sa foi et sa connaissance. La foi est la source de l’espoir, elle apporte la confiance, l’espérance, c’est elle qui lui permet de s’en remettre à Dieu. L’être humain ayant foi ne se voit pas seul, sans assistance ni personne pour compatir à son sort. Il dit continuellement au cours de la prière : « C’est Toi seul que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons le secours. » Le croyant dit : « Ô Seigneur, nous nous en remettons à Toi et c’est vers Toi que nous retournons. » Et supposons même que l’être humain ayant foi voit dans les événements quotidiens autant de dommages et de meurtrissures, il n’en est pas inquiet pour autant. Il faut dire à propos de tels individus : « Leur foi, leur croyance et leur état d’esprit sont sains. »

 

Dieu s’adresse au noble Envoyé (s) dans le noble Coran : « Dis : ‘Je suis moi aussi un être humain comme vous, comme vous j’ai besoin de sommeil et de nourriture, comme vous j’ai des désirs, des pensées et des espoirs. J’ai ce que l’espèce humaine doit avoir, avec cette différence que la révélation me parvient, disant que votre Dieu est unique. Par conséquent, celui qui a espoir en son Seigneur se doit de bien agir et de ne Lui associer personne.’ »

 

De l’espoir

 

Non seulement l’être humain peut utiliser la médication de l’espoir pour guérir les maladies de l’âme et du corps, mais il peut de surcroît s’en servir afin d’obtenir toute autre chose dont il a besoin. Car avec l’espoir, les actions et les efforts sont augmentés et, lorsque les actions et les efforts sont augmentés, les besoins de l’individu sont compensés. L’espoir est une miséricorde venant de Dieu, offert aux êtres humains afin que jamais ils ne ménagent leurs efforts et aient de l’espoir à donner. Le noble Prophète (s) a dit : « L’espoir est une miséricorde divine pour ma communauté. » Dans l’invocation donnée à Komayl, ‘Alî (as) expose la nécessité d’espérer en la grâce et en la miséricorde divine : « Comment le feu peut-il atteindre celui qui a espoir en la grâce et en la miséricorde divine ? »

 

Du désespoir

 

Lorsqu’il est dit que le désespoir est laid et inconvenant, il s’agit là du désespoir vis-à-vis de la miséricorde sans limite du Créateur, qui mérite que l’on espère en Lui. Sinon, le désespoir envers les créatures est une bonne chose, car si l’on se met à espérer en elles, non seulement cela ne fait pas avancer l’être humain, mais en sus, Dieu l’Immense dit : « Par Ma gloire et Ma beauté, par Ma magnificence et Mon suprême degré, Je jure par le Trône que je découragerai l’espoir que tout croyant aura placé en autre que Moi, que je le changerai en désespoir et que je le revêtirai auprès des gens d’un vêtement misérable… car les clefs des portes sont entre Mes mains. »

 

En vérité, le désespoir est causé par les doutes sataniques qui surgissent dans le cœur de l’individu. Dès lors, l’être humain doit prendre refuge auprès de Dieu pour se prémunir de sa capacité d’agir et de s’efforcer à se retirer du monde, reclus chez lui, ce qui, défaite après défaite, lui apportera la pauvreté. En même temps, l’état de désespoir lui sera compté comme un grand péché. Parmi les discours et les sermons de l’Imâm al-Redhâ (as), on trouve ceci : « Parmi les grands péchés se trouve le fait de désespérer de la miséricorde divine. »

 

Dans les versets lumineux du noble Coran, il est écrit ceci : « Dis : ‘Ô Mes serviteurs ! Vous qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Dieu pardonne tous les péchés. Oui, Il est celui qui pardonne ; Il est le Miséricordieux.’ » (Az-Zomar (Les groupes) ; 39 : 53)

 

L’espoir suscite l’action chez les êtres humains, tout en déterminant leur but. Il est suivi de plus d’actions encore, de davantage de bien-être et de joie. Lorsque les maladies mentales que sont le désespoir et l’anxiété disparaissent, elles laissent place à la quiétude mentale. Selon de nombreux médecins, la plupart des maladies physiques proviennent également de l’anxiété, de l’absence de bien-être et de joie. Par exemple, les médecins recommandent à ceux qui sont atteints de maladies incurables de rire, de voyager, d’agir, d’avoir des relations avec les autres, d’avoir des loisirs sains et de faire du sport, afin qu’autant que possible ils sortent de leur état de tristesse et de désespoir.

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